lundi, 17 septembre 2007

 

Ci-dessus, concert des Cosmonautes Lunatiques le 10 juin 2006 à l’Arbanel, avec leur nouvelle chanson, La Chanson Pour Rien.

Ci-dessous, concert des Cosmonautes Lunatiques et Patricia Schlogg.















A l’occasion du Festival en Béton et ne possédant pas de textes sur le béton, les Cosmonautes (et Patricia Schlogg), par l’intermédiaire de leur secrétaire général Jean-Cindy, ont fait appel à leur ami P.-Alain Pzest. Il a récité, sur leurs ambiances musicales, deux textes de ses Mouvements de l’huître intérieure en prenant bien garde de ne pas montrer son visage sur scène. C’est bien normal, car il n’en a pas, le pauvre. Ainsi, samedi, il a lu dans un micro, habillé de laine de chameau.

Introduction

  1. « On veut du macadam, madame. Addiction au goudron. On guette l'amertume du bitume. Maints cadavres sur le macadam. Goût de carré salé, goût de rond. Encore plus salé. Tue-moi sur le bitume. Oiseau des îles sauvages sucrées et naturelles. On veut du macadam, madame. Ce ne sont pas des farces, il n'y en a pas sur Mars. Sur Mars, madame Madame. Tu vois le rythme dans tes microveinulles. Tu sens le son sur tes valvules. Viens tomber avec tes amis astronautes. A la cardamome, madame. »

Pour rien

Hommage à Noir Désir, ce texte ne figure pas dans les Mouvements.

  1. « C’est une chanson pour rien. Et qui ne tente rien n’a rien. Trois fois. »

Conclusion

  1. « Soulagement. L'asphalte coule. Tout roule sur le bitume. Le béton est armé. Soulagement. Sous la pierre saillante, le dormeur retrouve l'herbe moelleuse. Il peut rêver enfin. Respirer l'air vespéral. Chercher le mot vespéral dans un dictionnaire illustré. Soulagement. L'âge ment. Le dormeur retrouve les années perdues dans un album remplit de têtes connues. Troquer un toit d'ardoise contre une toile de tente. Soulagement dans la nuit qui s'infiltre. On n'a pas encore trouvé le temps zéro. »


Autre lecture, lors d’une audition pour le conservatoire de Fribourg, par GERU, le samedi 8 septembre 2007. Le jury était composé de Isabelle Gremaud, Jeanne de Mont et Yann Pugin. L’audition consistait en l’interprétation d’une scène et une lecture d’un article de journal. Voici l’article, signé Jean Amman, La Liberté du 17 mai 2003 :

  1. « Vivre est un cliché. […] Bienvenue dans l’univers parallèle de la littérature ! […] Sous la plume des écrivains, la vie est un cliché. […] Hervé Laroche vient de publier un Dictionnaire des clichés littéraires, merveilleux ouvrage qu’il faut consulter d’une main fébrile. […] Tout y est dans ce dictionnaire, ou presque : le bel ordonnancement, les vaines dénégations, les regards teintés d’ironie, les brouhahas imperceptibles […] Pénétrez ce monde où l’on savoure au lieu de manger […] Dantzig, dans sa Guerre du cliché, écrivit : “Si tu n’emploies que des images neuves, c’est comme si tu écrivais en hiéroglyphes.” »

La scène interprétée était le monologue final de Bérenger dans Rhinocéros de Ionesco, le texte étant alors en travail pour l’apparition de la troupe des Apostrophes dans le cadre du festival de philosophie, le 16 septembre 2007 à St-Maurice en Valais. La représentation en question s’est très bien déroulée, devant une salle comble et hilare. Bon vent aux Apostrophes !
 
 
 

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