Discours du Valete 2004
Le jeudi 1er juillet 2004, jour de la fête du Valete au Collège Saint-Michel à Fribourg, Joseph Deiss, président de la Confédération suisse emmène ses collègues du Conseil fédéral (et une armée de gardes du corps) dans le jardin intérieur du collège. Devant la statue de Canisius, un représentant des collégiens, choisi par le rectorat, s’adonne au difficile exercice du discours.
Equilibre entre plaire aux uns et plaire aux autres, tentative de ne fâcher personne et de représenter chacun-e tout en évitant l’éventuelle censure, petite déception d’avoir été tellement euphorique qu’écouter la réponse du président fut presque impossible.
Lire le discours d’Alain
Le discours a aussi été publié dans le Message du collège n°2/2004/57e année, Collège Saint-Michel, Fribourg, 2004, pp. 34-35. Disponible à la bibliothèque du collège.
Revue de presse
Les jardins du Collège Saint-Michel ont accueilli des conseillers fédéraux très décontractés, ce jeudi matin. Devant la statue de Pierre Canisius, Nicolas Renevey a salué le retour de Joseph Deiss «entre les murs du passé et la force de la jeunesse».
Des murs que le président de la Confédération a hanté durant près de quarante ans. «Décidément il s’accroche», lançait à la foule le porte-parole des élèves, Alain Guerry, dans un discours plein d’humour et de mordant.
Le recteur a salué l'espérance joyeuse de la jeunesse, qui donne son âme aux vénérables murs de l'institution. Représentant des collégiens, Alain Guerry, élève de 3e, a énoncé un compliment parfois pointu.
Une pique à M. Blocher
Il y a 110 étrangers au collège, et St-Michel se porte bien, il y a 55% de femmes, et St-Michel s'en porte encore mieux. Une banderole affichant Blocher persona non grata a été brièvement déployée dans l'assistance.
Après un clin d'oeil à M. Deiss, cet homme à qui même le pape rend visite, le collégien a lancé un appel au Conseil fédéral. Les jeunes aiment la musique, donnez-leur de la musique d'avenir. Il a été vivement applaudi par ses camarades. Chapeau, il a assuré, a commenté l'un d'eux.
Photographié par Alain Wicht avec Moritz Leuenberger.
Article du vendredi 2 juillet 2004 de La Liberté, p. 13.