Théâtre d’improvisation, slam, blogs… Exhibitionnisme, phénomène de mode ? Envie malsaine de se délivrer devant des inconnus ? Ou besoin turbulent de se mettre en danger, à nu ? Car pour toutes et tous, dans la salle, le “trac” ou le “stress” est le même, et on ressent l’excitation et la peur de celui ou celle qui se lance sur la scène. Parce qu’on pourrait très bien y monter, parce qu’on n’y a peut-être déjà grimpé…
GERU s’est lancé hier sur la scène du 2.21 à Lausanne (merci à Miriam) avec une lecture pieuse de Pampelune hydropique :
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Sur nos monts quand le soleil
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Annonce un brillant réveil
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Les banquiers dansent et jubilent
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C’est qu’il ne fait pas la brute le baril
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Il est doux et huileux
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On peut le palper comme des œufs
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La poule aux œufs d’or
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Et moi qui dort, qui dort…
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Qui dort dîne, rupe, bouffe
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On en bouffe sans arrêt de ces indices à la mords-moi-le-nœud
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On en bouffe du sable de l’Irak
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C’est de l’étouffe-chrétien télévisuel
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La suite est dans le bouquin…